L’historique complet

Collège, Lycée

En classe de 3ème au collège Foch de Haguenau en Alsace, ma prof de Français (dont j’ai oublié le nom depuis) nous faisait de nombreux récits de montagne. Arrivé au lycée l’année suivante (en 1992), je découvre l’escalade sur le mur du gymnase qui avait de quoi faire pâlir de nombreuses salles actuelles et ce grâce à un proviseur (Guy Schilausky) passionné d’escalade et à un professeur d’E.P.S. (Joseph Georg dit « Sepp ») qui ne l’était pas moins. C’est l’occasion pour moi de pratiquer ce sport en UNSS et ainsi grimper tous les midis sur ce mur mais aussi tous les mercredis sur les nombreuses falaises environnantes (Windstein, Waldeck, Baden-Baden, …). Je fais alors la connaissance de Bruno, qui devient mon binôme en escalade avec lequel nous écumons tous les massifs des Vosges du nord jusqu’au sud du Palatinat en passant par la forêt noire pendant nos week-ends et nos vacances.

Compétition

Parallèlement avec l’UNSS nous nous lançons dans la compétition scolaire.

L’université

Après le lycée, nous nous suivons à l’université ou je fais la connaissance de ma future femme (Amira) et nous continuons nos escapades sportives. Amira, Bruno et moi avons de nombreuses histoires à vous raconter autour de nos sorties.

La séparation

Et puis le temps de trouver un travail arrive et nous partons chacun dans une région différente (Bruno à Paris, Amira et moi à Bruxelles). Les sorties se raréfient. Notre dernier week-end de grimpe se fera à Freyr en 2005.

La renaissance

Un matin de 2010 un collègue de bureau (Patrick) lance l’idée d’aller grimper entre 12h et 14h à la salle d’escalade toute proche. L’idée séduit 9 collègues (Julien, Cédric, Corentin, Loïc, Christophe, Giacomo, Bertrand et moi). Le rendez-vous hebdomadaire à la salle Terres Neuves du vendredi est pris ! Alors que certains arrêtent de grimper, Fabian membre de l’UBS (union belge de spéléologie) rejoint le groupe.

Les stages

En juillet 2012, en lisant « Par monts et par vaux » (la revue du Club Alpin Bruxelles-Brabant), Julien me présente le stage « sécuritaire – 1er de cordée ». Je lui conseille de le suivre, puis Bertrand et moi nous joignons à lui.

Durant ce stage (à Marche-Les-Dames) nous regardons une formation qui se déroule à côté de nous. Les stagiaires ont l’air d’aimer ça, ils se « mouflent » ! Ca n’a pas l’air trop dur, on se dit qu’on le fera un jour. Jean de Macar nous explique qu’il s’agit du monitorat et que ce n’est pas si facile.

Nous avons beaucoup aimé le stage « 1er de cordée » et décidons de faire le stage suivant. Il s’agira du stage « Cascade de glace » fin janvier 2013 au refuge « Willy Jervis » en Italie près de Turin.

Puis le suivant « Sauvetage en cordée » en avril 2013.

Et un petit dernier « Terrain d’aventure » en juin 2014.

La formation

Avides de formations, nous décidons Julien et moi fin 2013 de suivre la formation de moniteur initiateur en escalade sur site naturel d’escalade (SNE). Nous enchainons les cours ADEPS à Charleroi puis l’examen probatoire du CAB et enfin les cours théoriques et pratiques du CAB pour aboutir après une année au tant attendu brevet de moniteur.

Les grandes voies

En parallèle à notre formation, nous organisons avec Marie et Géraldine (rencontrées à une sortie du CAB puis en cascade de glace) une semaine de grimpe en grandes voies dans le Verdon à l’été 2014. Quentin Delavignette (le frère de Géraldine) qui est guide de haute montagne nous aidera à nous dépasser dans « Adieu Zidane » ou « Free Tibet ».

En 2015 nous y retournons avec Amira, Isabelle et Coralie en plus. Quentin nous guidera dans « Laïspité positive » puis dans « Redressement discal ».

La même année pour mon anniversaire ma femme et quelques amis m’offrent un séjour dans les Alpes avec Quentin Delavignette nous gravirons ensemble (en réversible) « Tête à claques » à la Bérarde et  « Indiana Jaune » à la Maladière .

En 2016 pour varier les plaisirs nous changeons de guide et Jean de Macar nous emmènera du côté de Briançon à Freissinières dans le pilier de la saint Jean ou encore dans les tours Termier avec la voie « Vaille que vaille » puis au Ponteil et à Plampinet .

En juin 2017 nous partons sans guide et à 3 (Dominique, Julien et moi) pour une semaine dans le Dévoluy (Hautes-Alpes).

Au programme :

  • Le rêve de Noémie 6b – 6 longueurs – aux Gicons (ou Coralie nous a rejoint),
  • La Barule des Barulots 6a – 12 longueurs – au pic de l’aiguille

Les mauvaises conditions météo nous ont empêché de faire deux grandes voies planifiées avec Marie.

En juin 2018 nous partons à six toujours sans guide mais avec une championne (Isabelle) pour 10 jours en Corse du sud dans le massif de Bavella et dans la région d’Ajaccio. Nous enchaineront :

  • Perillat 5+ (Castellucciu d’Ornucciu)
  • Alexandra 6b (Punta a Biciartula)
  • U Haddad 6b (Punta di U Peru)
  • Le nouveau monde 6b (Castellucciu d’Ornucciu)
  • Aguirre – 1ère longueur en 6a (Punta di A Muvra)
  • Le dos de l’éléphant – 5 premières longueurs 6b (Punta di U Corbu)
  • Aïoli bar 5+ (Punta Macao)
  • Entre terre et lumière 6a (Olivese – Petra Piomba)
  • Pou Pou Pidou Pou 5+ (Olivese – Petra Piomba)
  • Lutin féroce 6b+ (Olivese – Petra Piomba)
  • La fin du mythe 7a+ (Olivese – Petra Piomba)
  • Élémentaire mon cher 6a (Mont Gozzi)
  • La phalange papillon 6a+ (Mont Gozzi)
  • Deux dernières longueurs d’Aménophis 6a+ (Mont Gozzi)

En 2019 nous retournons chez Dom dans le Dévoluy. au programme :

  • Super Goujats 5c/6a – 8 longueurs – aux Piéroux
  • La Barule des Barulots 6a – 12 longueurs – au pic de l’aiguille (le retour)
  • Le rêve de Noémie 6b – 6 longueurs – aux Gicons (quand on aime…)
  • Pilier Sud 5c/6a « Voie montagne » – 12 longueurs – Mont aiguille
  • La valse des prises 6a+ – 6 longueurs – Paroi du colombier

En 2020, une fracture de l’astragale (=Talus) au mois de mai associée à la crise du Coronavirus ralentissent nos projets. Mais finalement, fin octobre, nous décidons de prendre une semaine de vacances pour parcourir les massifs Belges (Freyr, Aiguilles de Chaleux, Castel de Pont à Lesse, Fond des Cris, Regissa).

De « Consommateur » à « Acteur »

Je suis membre du Club Alpin Belge depuis 2012. Comme la plupart des membres, je paye chaque année ma cotisation et je profite du programme établi pour participer à de nombreuses activités.

Voilà donc 6 ans que je vais de stage en stage et de sortie en sortie aux côtés de Jean, Guy, Edouard et Yves, que je constate leur investissement dans les activités du club (sans oublier Lambert, Eric et tous les autres). Je me sens si bien avec eux. C’est comme une deuxième famille.

Voilà 6 ans que j’entends « Le Club Alpin est un club de vieux », que je m’accommode de cette définition et que je n’essaye ni de la comprendre ni de la changer. Et puis, un après-midi alors que je lui emprunte du matériel, Lambert me demande si je participe à l’assemblée générale le soir même. Quelle question ? Qui participe aux assemblées générales ? Et puis ce soir là je n’étais pas libre. Je lui répond pour rire « Non, c’est un truc de vieux ! ». Mais la graine était semée (Bravo Lambert !).

Aux portes ouvertes du CAB-Brabant à l’automne 2017 Michelle à son tour me dit « Tu devrais devenir administrateur du CAB-Brabant, il y a une place libre. », la graine a germé (Bravo Michelle !).

Enfin, Eric et Yves envoient aux membres un mail les invitants à présenter leur candidature. Je me présente et le 15 mars 2018 lors de la première assemblée générale du CAB-Brabant à laquelle je participe je deviens administrateur du Club Alpin Bruxelles-Brabant. Par cet engagement, je réaffirme auprès de l’équipe en place ma confiance en eux et ma volonté de les accompagner activement. Je m’engage ainsi à apporter mon aide dans tous les domaines ou cela me sera possible. Je m’occupe de la page et du groupe Facebook, je participe à l’organisation de toutes les formations et j’assure certaines tâches de secrétariat.

Vers le sommet

Deux ans plus tard, le 6 mars 2020, lors de l’assemblée générale du Club Alpin Belge (la fédération) je me présente au poste d’administrateur et me voici élu au sommet ! Conscient des faiblesses de notre fédération mais aussi des efforts fournis par les différents acteurs bénévoles ou non, je souhaite en apprendre plus sur son fonctionnement et apporter mon énergie pour aller ensemble plus loin !

L’encadrement

Entre Ciel & Terre

En janvier 2016, j’accompagne ma fille a son cours d’escalade à la salle « Entre ciel et terre » à Louvain-La-Neuve. L’un de ses moniteurs (Alexis qui a fait sa formation avec moi) s’est fait remplacer par Ignace. Je connaissais Ignace car il avait déjà encadré ma fille en stage falaise et parce qu’il avait fait une apparition dans notre formation de moniteur. J’ai brièvement discuté avec lui et je lui ai demandé si ECT avait régulièrement besoin de moniteurs. Comme je sortais de ma formation, je lui ai proposé mon aide. Il m’a indiqué la marche à suivre.

J’ai alors remplacé régulièrement les moniteurs absents. Puis j’ai encadré la séance « découverte » durant un semestre en 2016 et animé la plupart des anniversaires. Depuis 2017 j’encadre les cours techniques pour les enfants (de 5 à 13 ans).
En été j’encadre les sorties falaise.

Klak

En 2017 j’ai créé mon activité d’indépendant sous l’impulsion de Marie avec Klak.

Encadrement d’activités

Depuis 2016, j’offre mes services avec grand plaisir là où il y a besoin de moi. J’ai ainsi encadré des stages ou des sorties pour les organismes suivants :

CAB Bruxelles-Brabant

Depuis 2016 j’encadre bénévolement des formations au CAB Bruxelles-Brabant avec Jean de Macar.
Il s’agit des formations :
– « 1er de cordée sécuritaire »
– « Moniteur Animateur SNE »

Enfin, avec Julien nous dédoublons le stage « Initiation » de Guy pour permettre au plus grand nombre de s’initier à l’escalade en falaise et à la découverte de la grimpe « en-tête ». La première édition a eu lieu les 7 et 8 avril 2018. Les 15 premiers stagiaires ont ressenti leurs premiers frissons de grimpe en tête à Yvoir et à Corphalie. Nous en avons retrouvé à l’automne 2018 dans le stage « 1er de cordée sécuritaire ». Les versions 2019 et 2020 ont également été de belles réussites malgré le Coronavirus.

Le Club Alpin Belge (la fédération)

Je suis de temps en temps évaluateur de l’examen « Animateur SAE ».
En 2020, Geoffroy me propose de devenir le moniteur titulaire de la formation « Initiateur SAE » j’accepte directement sa proposition conscient des nombreux défis à relever.

Et je compte bien ne pas m’arrêter là !

J’ai déjà suivi et réussi en juillet 2015 la formation ADEPS de moniteur éducateur.
À suivre …